En route vers le sud
Depuis le 2 octobre - Km parcourus à date : 1250
La boussole indique plein sud depuis quelques jours et notre sortie des Blue Mountains. Nous voici partis pour la grande boucle qui doit nous voir revenir vers Sydney dans quelques mois si tout va bien.
La vie à bord du van s'est bien organisée, les automatismes sont créés, les rôles répartis. L'ordre règne, heureusement d'ailleurs car ces derniers jours avec la pluie qui s'est invitée on passe encore plus de temps dans notre maison, donc pas de place pour le bazar!
Mais je m'égare, venons en au sujet du moment : la côte sud-est. Pour être précis et vous donner une idée de ce que ça représente, nous sommes au jour où je vous parle dans la ville de Merimbula (465km de Sydney pour être précis), presque à la frontière avec l'Etat du Victoria, notre prochaine destination. Nous descendons tranquillement, mais n'avons pas vraiment le loisir de profiter des belles plages de sable blanc et des magnifiques parcs, la faute aux averses qui semblent nous poursuivre depuis une semaine, et nous encouragent à ne pas rester immobiles.
Pour autant nous ne sommes pas en manque d'aventures ou de premières rencontres marquantes, allons-y pour quelques détails:
Après avoir sillonné rapidement les premières plages de sable blanc, c'est dans la magnifique Jervis Bay, ensemble de forêts et de plages paradisiaques, que nous avions choisi de nous installer un jour ou deux.

Nous nous garons tranquillement sur notre emplacement de camping à l'intérieur du parc, Julie en profite pour décréter une sieste de récupération tandis que je décide de partir faire la vaisselle (jusque là rien d'inhabituel). Je m'empare donc de mes ustensiles et me dirige vers les sanitaires, quand je tombe nez à nez (d'où l'intérêt d'en avoir un grand!) avec un kangourou (ou pour être plus précis un wallaby).
Je pose mes affaires et me précipite vers le van pour attraper mon appareil photo et immortaliser cette grande première, voici le résultat.

Comme quoi faire la vaisselle ça peut avoir du bon...
Mon ami est resté là quelques secondes puis a bondi vers d'autres territoires; c'est impressionnant car ça fait un sacré bruit quand ça saute, cette bestiole!
Quelques minutes plus tard, Julie est mise au courant de cette grande nouvelle et nous partons dans la brousse à la recherche d'autres spécimens, et là nous tombons sur un martin-pêcheur (!), insensible à notre approche, et qui se laisse photographier sans broncher.

Après quelques clichés nous retrouvons notre wallaby, lui aussi assez facile à approcher, et en profitons pour l'observer quelques instants. C'est dans la boîte, direction maintenant le phare, lieu d'observation privilégié des mammifères marins. La route est boueuse, et quand nous sortons du van celui-ci n'est plus blanc mais marron; heureusement que l'intérieur est toujours rose, cela permet de le différencier des autres! Au sommet du sentier nous menant au phare, la visibilité est très réduite en raison du mauvais temps, et comme nous le craignions nous ne voyons dans l'eau rien d'autre que quelques mouettes venues chercher leur déjeuner.

Pas dramatique, nous aurons d'autres occasions... c'est alors que d'autres touristes s'agitent et déclarent apercevoir des dauphins. Nous revenons sur nos pas et après quelques minutes, nous finissons par apercevoir des nageoires sortir de l'eau. Et un peu plus loin, on devine le souffle d'une baleine. C'est top!

Le soir nous improvisons une sortie dans les bois, qui est l'occasion de croiser quelques opposums.

Pour clore le spectacle, au cours de notre promenade du lendemain, c'est cette fois un échidné qui se trouve sur notre chemin. A ce rythme là on ne risque pas de s'ennuyer!

Depuis, les kangourous font davantage partie de notre quotidien, au même titre que les pélicans (petite pensée pour Aggel), que nous croisons régulièrement.

Nous n'avons pas encore eu l'occasion de voir les baleines de plus près, mais si le temps le permet nous ferons prochainement une petite balade en bateau pour les saluer, elles remontent actuellement en nombre vers le nord.
A part ça ces derniers jours n'ont pas été très animés: on roule, il pleut, on dort où on peu, il pleut, on roule...et on a froid! Vivement les beaux jours.